dimanche 10 août
Aranui (13) : Rangiroa (2)
Je ne résiste pas au plaisir de mettre une deuxième petite vidéo.
Dauphins Rangiroa
Video sent by cc72
Journée paisible sur la plage.
On ne verra malheureusement pas de dauphins devant le bateau à la sortie de la passe.
Dernier coucher de soleil.
Voilà, les vacances sont finies. Demain matin, on arrive à Tahiti (et pour une fois, le cargo sera à l'heure).
Bilan très positif de cette croisière. On aimerait bien la refaire pour le prochain festival des Marquises prévus à Hiva Oa en 2011.
Aranui (12) : Rangiroa (1)
Le jeudi matin, on approche de Rangiroa. On nous les avait promis et ils étaient au rendez-vous : les dauphins qui jouent devant le cargo. Moment magique qui aura duré 7 minutes.
Dauphin Rangiroa
Video sent by cc72
Quelques photos en prime.
Cette île n'est pas une découverte pour nous mais c'était agréable d'y retourner.
On débarque sur la plage où un pique nique est prévu le midi.
En attendant, on visite une ferme perlière et on fait un peu de snorkeling. Toujours des gros balistes et on voit même une petite raie pastenague.
samedi 09 août
Aranui (11) : Ua Huka
Le lundi, on se lève tôt pour assister aux manoeuvres de l'aranui pour s'ancrer dans la baie de Vaipaee. Cette baie est aussi surnommée Baie invisible car elle est très bien dissimulée.
Tout d'abord, l'ancre est jetée et le bateau fait un demi tout sur lui même. Les matelots montent dans les baleinières et se dirigent vers les parois rocheuses pour pouvoir amarrer le cargo. Les manoeuvres sont délicates car la baie est très étroite (on peut voir les parois de très près lors du demi tour).
Cette île est la moins arrosée de toute la Polynésie. La végétation y est nettement moins luxuriante et il y a même des étendues désertiques.
Ell est surnommée l'Ile aux chevaux en raison de la présence de troupeaux de chevaux en semi-liberté qui sont à l'origine de la déforestation de l'île avec les chèvres (2000 chevaux pour 700 habitants).
Je n'ai malheureusement pas réussi à télécharger de carte sur internet pour vous faire voir à quoi elle ressemble.
Le chef lieu de l'île est Vaipaee qui comprend un centre artisanal accolé au petit musée communal consacré au patrimoine (tiki, , scumpture, pilons...) et un arboretum qui fait la fierté de l'île où on peut trouver des dizaines d'espèces du monde entier.
On a profité de l'occasion pour faire de l'équitation entre Vaipaee et Hane où est prévu le repas. Les chevaux marquisiens sont des petits chevaux très gentils mais aussi têtus (ils n'en font vraiment qu'à leur tête). C'était la première fois qu'on montait sur un cheval et on n'en menait pas large.
Petit arrêt au musée.
L'arrêt à l'arboretum sera express car les chevaux sont moins rapides que les voitures (bref, on ne verra pas grand'chose).
Peu après le début de la promenade, la selle en cuir de Bernard s'est cassée ce qui lui a valu le privilège de tester une selle en bois avec étrier non réglable.
On s'arêt à un point de vue après l'aéroport d'où on a un beau point de vue sur la côte et le motu Papa.
Après le repas, le 4x4 nous amène jusqu'au village de Hokatu qui comporte un joli centre artisanal et une jolie plage avec vue sur le motu Hane. La vie semble y être paisible (vive le bingo loto).
On remonte sur le bateau qui reprend le chemin vers Nuku Hiva. On passe à proximité des motu Hemeni et Teuaua où nichent des centaines de milliers de sternes. L'accès à Hemani est interdit afin de protéger l'espèce. Par contre, on peut accéder au deuxième en speed boat à ses risques et périls. Les marquisiens arrivent à reconnaître les oeufs qui sont propres à la consommation (il paraît quils sont fameux en omelette).
C'était la dernière île qu'il nous restait à découvrir. Le soir , c'est soirée polynésienne sur le bateau.
Le mardi , on fait halte à Niku Hiva le matin et à Ua Pou l'après midi pour emporter le frêt.
Le mercredi, on est en mer et on arrive à Rangiroa le jeudi matin.
mardi 05 août
Aranui (10) : Tahuata
Le dimanche, on débarque à Tahuata.
Cette île est séparée de Hiva Oa par le canal du Bordelais. Elle est la plus petite île habitée de l'archipel (un peu plus de 600 habitants). Les principaux villages, Vaitahu et Hapatoni, sont situés sur la façade ouest.
Son économie repose sur la coprahculture et l'artisanat.
Le matin, on visite Vaitahu et on assiste à la messe catholique.
Cette église, financée par le Vatican, a été inaugurée le 22 août 1988. C'est à Tahuata qu'eut lieu la première messe en terre marquisienne, célébrée par les Espagnols, en 1595.
C'était le dimanche de la fête des pères. Tous les hommes présents à la messe ont reçu une couronne de fleurs qu'ils ont ensuite déposée sur l'autel à la fin du culte.
Après la messe, tout le village et les touristes de l'aranui ont été invités à prendre l'apéritif (sans alcool) avec spécialités culinaires locales, chants et danses. Accueil très sympathique de la part de la population.
En fin de matinée, on reprend le bateau car on nous attend à Hapatoni pour le déjeuner.
On nous accueille avec des couronnes faites avec des végétaux.
Musique et chants sont au programme.
Petite promenade digestive jusqu'à la croix d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur la baie. De cet endroit, la baie forme un coeur.
Au final, une journée bien agréâble sur cette petite île...mais l'isolement ne doit pas être facile pour ceux qui connaissent la ville.
lundi 04 août
Aranui (9) : Hiva Oa - Puamau et Hanaiapa
Le bateau repart en direction de Hiva Oa et accoste le samedi dans la baie de Puamau.
Ce village, situé à 2 heures d'Atuona, au nord est de l'île est connu pour renfermé le plus beau site archéologique des Marquises : le site de Iipona qui se trouve sur les hauteurs du village.
Il a été restauré en 1991 et conserve de beaux tiki.
L'un des tiki représente la prêtresse papillon. L'histoire raconte que la prêtresse est morte en couche ainsi que son enfant, ce qui était signe de mauvais présage. Inconsolable, son mari a sculpté un tiki à son image. Afin de ne pas avoir "le mauvais oeil", les habitants de la vallée lui ont porté un culte et elle est ainsi devenue une déesse.
Des représentations similaires ont été retrouvées sur une autre île des Marquises, Ua Huka, témoignant de la migration des habitants de cette vallée qui avaient emportés avec eux leur déesse.
Derrière, se trouve le tiki Manuiotaa (moins massif et plus effilé dont la tête sectionnée a été replacée sur le cou). Sur la plateforme se trouve Takaii en tuf rouge (couleur sacrée), il représente le guerrier du même nom. Avec ses 2,67 m, il est le plus grand tiki de Polynésie Française. A droite, le tiki Te Tovae E Noho n'a plus de tête mais présente 6 doigts à chaque mains. A gauche, un peu à l'arrière, le tiki Fau Poe est représenté assis avec les jambes droites et écartées (position typique des femmes qui travaillent au sol), il s'agirait de l'épouse de Takaii.
En redescendant vers le village, on peut voir, sur une propriété privée, la tombe du dernier chef de Puamau décédé au début du 20ème siècle. Petite particularité : l'enterrement était chrétien mais des tiki sont présents sur la tombe (on ne sait jamais, au cas où la croyance importée ne serait pas la bonne...). Pas de photo car ça ne rend rien.
J'en profite pour vous faire voir un cheval marquisien avec la selle en bois typique utilisée localement.
On remonte sur la bateau pour le déjeuner et on repart en direction de Hanaiapa (au nord de l'île).
C'est un minuscule village paisible qui s'étire sur plus d'1 km le long de la rivière Teteitahi.
On y trouve de superbes callebasses sculptées et tapa réalisés par un couple de Belges vivant depuis de nombreuses années à Hiva Oa.
Un peu de palme masque tuba avant de remonter sur le bateau nous permettra de découvrir de nouveaux poissons (et bien sûr, je n'avais pas pris le caisson de mon appareil photo).
dimanche 20 juillet
Aranui (8) : Fatu Iva (2)
La randonnée part de Omoa pour rejoindre Hanavave (baie des Vierges). Elle est très agréable à faire. La montée se fait de façon progressive jusqu'au col qui sépare les 2 vallées. La descente finale sur Hanavave est assez abrupte.
Ceux qui ne font pas la randonnée reprennent la bateau jusqu'à la baie des Vierges.
Bernard se cache tout simplement dans les herbes.
Au sommet, on attend l'arrivée de la voiture balai qui nous apporte les repas.
Les paysages de l'autre côté du col sont complétement différents. Le temps était très bleu d'un côté et très nuageux de l'autre.
L'aranui est accosté dans la baie. On approche du village.
On arrive à temps pour voir les enfants du village danser.
Petit complément culturel concernant le nom de cette baie. La petite histoire raconte que les marins l'avaient surnommé la baie des Verges mais que les missionnaires, outrés, l'ont rebaptisée la baie des Vierges. Si on regarde attentivement, on peut constater que le côté droit représente deux visages (le plus grand la Vierge et le plus petit l'enfant Jésus) et le côté gauche a tout de même des allures phalliques.
Et pour finir cette journée à Fatu Iva, les jolis couleurs du soleil se couchant.

jeudi 17 juillet
Aranui (7) : Fatu Iva (1)
Le vendredi, on débarque à Fatu Iva (ou Fatu Hiva) dans la baie de Omoa.
Cette île nous a beaucoup plu. C'est l'île la plus au sud, la plus luxuriante et aussi la plus arrosée. Nous avons eu un temps splendide et avons pu faire la randonnée entre Omoa et Hanavave soit 14 km.
L'île se compose de 2 cratères emboités qui forment des arcs de cercle ouverts sur l'ouest. Entre les flancs de ces cratères se logent 2 vallées où se nichent les deux seuls villages de l'île : Hanavave au nord et Omoa au sud distantes de 5 km à vol d'oiseau.
Il n'y a pas de piste d'atterrissage et dépend donc entièrement du frêt qu'apportent les bateaux dont l'aranui.
A Omoa, on visite le village, le centre d'artisanat, l'église et le petit musée.
La visite du musée Grelet est très intéressante et permet de découvrir des objets marquisiens anciens mais aussi d'autres objets surprenants.
La spécialité de Fatu Iva est la fabrication du tapa. Une mama fait la démonstration de cette technique ancestrale qui servait autrefois à fabriquer des étoffes non tissées à partir d'écorce d'arbre (arbre à pain (blanc), mûrier (brun) ou banian (brun plus foncé).
Les écorces de jeunes troncs ou de branches sont fendues et décollées du bois avec une baguette pointue. On décolle la partie attachée à l'intérieur de l'écorce. Cette lamelle est ensuite étalée sur une enclume de pierre placée face à la mama. Avec un battoir, elle martèle à coups répétés cette écorce qui s'amincit et s'élargit progressivement. La pièce est ensuite mise à sècher puis teinte ou ornée de motifs traditionnels.
Les mama fabriquent aussi des petits bouquets fleuris très odorants (umu hei) réputés pour leurs vertues aphrodisiaques : mélange de vétiver, fleurs, ananas, poudre de bois de santal...
J'en ai acheté un fixé sur une couronne en tapa (la couleur jaune provient d'une coloration par le gingembre).
Au prochain épisode, les photos de la randonnée.
lundi 14 juillet
Aranui (6) : Hiva Oa - Atuona
Le jeudi, l'aranui s'arrête à Tahuata uniquement pour décharger le frêt. Notre escale y est prévue quelques jours plus tard.
On reprend la mer en direction de Hiva Oa. Plusieurs escales y sont prévues. Malheureusement, le temps est menaçant et c'est à Atuona (notre 1er arrêt) qu'on aura notre seule journée de pluie.
Hiva Oa était, autrefois, le chef-lieu administratif des Marquises. Elle reste toutefois l'île la "plus importante" du groupe sud. Elle compte un peu plus de 1800 habitants.
Elle est certainement l'île des Marquises la plus connue en raison de 2 habitants peu communs qui ont fait sa renommée à savoir Paul Gauguin et Jacques Brel qui y ont passé les dernières années de leur vie.
Elle sétale d'ouest en est sur 40 km et du nord au sud sur environ 10 km. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessus, elle a une forme d'hippocampe. Atuona rassemble la majorité de la population (environ 1300 habitants).
Je ne sais pas si c'est le temps ou si c'est habituelle mais l'ambiance y est vraiment "morte".
La pause déjeuner se fait au restaurant Hoa Nui. Je remercie Jean-Jacques pour la photo ci-dessous (qui rassemble une partie des personnes que nous avons eu la joie de cotoyer durant notre séjour).
Mauvais temps oblige, notre découverte de cette ville se limitera au musée sur Jacques Brel et pélérinage incontournable sur les tombes de Gauguin et Brel.
samedi 05 juillet
Aranui (5) : Nuku Hiva
Cette île n'était pas une découverte pour nous puisque nous y sommes allés en octobre 2007.
Pour ne pas être redondants, nous nous limiterons aux nouveautés.
Mercredi matin, l'aranui accoste au port de Taiohae. On a le temps de visiter la ville avant d'aller à la cathédrale Notre-Dame-des-Iles-Marquises.
La visite de la cathédrale avec les explications d'un guide nous a permis de comprendre pourquoi la religion catholique avait réussi a s'imposer contrairement à la mission protestante.
En effet, les missionnaires ont essayé de trouver des parallèles entre la croyance traditionnelle et le christianisme. La non utilité des sacrifices humains a pu être défendue par le sacrifice du Christ qui ne nécessitait donc plus que d'autres humains meurent pour satisfaire les Dieux (sur la croix de la cathédrale de Nuku Hiva, les pieds du Christ repose sur des crochets qui représentent ceux qui étaient utilisés pour suspendre les dépouilles humaines).
De la même façon, le chemin de croix a été remanié et le fruit de l'arbre à pain (qui était un des aliments de base à l'époque) a été introduit dans les représentations. Ce ne sont plus des oliviers mais des arbres à pain qui sont représentés et l'enfant Jésus tient dans une de ses mains un fruit de cet arbre.
Après la visite de Taiohae et cet apparté culturel, on monte dans les 4x4 pour faire la traversée de l'île. C'est clair que pour l'intimité et la discrétion, il vaut mieux ne pas venir avec l'aranui.
Sur le site archéologique de Kamuihei, un groupe interprétera des chants et danses traditionnelles. Je n'ai pas le courage de vous mettre les petits films que j'ai faits (la fiu attitude me gagne...en réalité, c'est galère de télécharger des vidéos avec une connexion internet peu performante).
Vue sur Hatiheu et ses pics :
Sa plage (et encore ses pics) :
Et enfin, une petite marche au col Teavaimaoaoa d'où l'on a une superbe vue sur la baie d'Anaho.
Le retour sur la bateau se fera de Taipivai.
dimanche 29 juin
Aranui (4) : Ua Pou
Ua Pou signifie les Deux Piliers. Elle compte environ 2000 habitants.
Hakahau, chef-lieu de l'île, rassemble la majorité de la population.
Malheureusement, notre retard ne nous permettra de découvrir que Hakahau et sa baie.
Mardi en fin de matinée, on nous annonce qu'on approche de Ua Pou. Enfin, on n'y croyait plus.
On aperçoit, au loin,la côte et les pics sous les nuages.
Plus on approche et plus c'est joli.
On accoste dans la baie de Hakahau (où on a pu apercevoir une tortue).
Direction chez Rosalie pour le repas.
Puis visite rapide du village avec sa petite église catholique qui a une très belle vue.
Et enfin, petite marche jusqu'à la croix blanche pour voir la baie d'en haut, les pics et la plage d'Anahoa.
A la fin de la croisière, on a fait une deuxième halte sur Ua Pou. Le retard (encore) nous a permis d'assister au coucher de soleil.
























































































