mercredi 31 décembre
Ile de Pâques (6) : le Tongariki
Cet ahu est le plus grand restauré sur l'île. Comme pour les autres ahu, les statues avaient été retournées à l'époque du rejet du culte des ancêtres et un tsunami avait complété le saccage en éparpillant les ruines sur plusieurs centaines de mètres.
La restauration pu avoir lieu en 1994 et 1995 grâce aux financements d'une firme japonaise.
Des tonnes de roches ont du être triées, répertoriées et classées. Il comprend 15 statues mais au cours de l'histoire 3 ahu ont été superposés au même endroit et 17 autres moai de facture plus anciennes ont été mis à jour sur sa base.
La statue au 1er plan sur la photo ci dessous est le moai voyageur qui a participé à l'exposition internationale d'Osaka au Japon avant de retourner sur son île.
Derrière le moai voyageur, on voit la carrière Rano Raraku où étaient sculptées les statues.
Le moai qui gît par terre devant l'ahu est une statue qui a été abandonnée en cours de transport et qui n'a pas été érigée (ses yeux n'ont pas été creusées).
jeudi 25 décembre
Ile de Pâques (5) : les sites à l'intérieur de l'île
L'ahu Huri à Urenga a été restauré en 1972. Le moai se trouve dans l'axe du soleil quand il se lève derrière le Poike, au solstice d'hiver. Il semble qu'il ait eu des fonction astronomique dans le calendrier polynésien. N'oublions pas qu'autrefois les Polynésiens utilisaient les "cartes célestes" que leur fournissaient les étoiles pour leurs déplacements.
Autre particularité de cette statue, elle a 4 mains ce qui semble indiquer que la statue d'origine ait été brisée (lors du déplacement?) et qu'une nouvelle ait été retaillée dans la partie inférieure.
Te Punau Pau est la carrière où étaient taillés les pukao (coiffes) qui couvrent certains moai. Cette roche rouge est faite de scories volcaniques. Les pukao étaient probablement fixés sur les moai et l'ensemble était ensuite redressé par un système d'empilement de pierres et de leviers.
L'ahu Akivi a été le premier restauré en 1960. Il est appelé "les 7 moai" et se situe au nord-est d'Hanga Roa, à proximité du réseau souterrain Te Pahu. Les statues regardent vers l'océan (alors que les autres statues de l'île sont toujours tournées vers l'intérieur de l'île pour protéger leur clan de leur mana). Ces moai seraient la représentation des 7 premiers navigateurs qui sont arrivés sur cette île et regarderaient dans la direction d'où ils sont arrivés.
Le réseau Te Pahu est un long lavatube souterrain. Les effondrements naturels étaient utilisés comme jardin à l'abri du vent.
Ile de Pâques (4) : la grotte Ana Kai Tangata
Cette grotte se situe au sud d'Hanga Roa. Le mystère reste entier car mot à mot, cela signifie "grotte manger homme" : la grotte où mangeaient les hommes ou bien la grotte où l'on mangeait des hommes?
Elle se trouve au flan de la falaise où vient s'écraser la houle océanique.
L'intérêt de cette grotte est due à la présence sur le plafond de quelques peintures d'homme-oiseaux qui , malheureusement, se dégradent de plus en plus.
mercredi 24 décembre
Ile de Pâques (3) : le site d'Orongo
Ce site a été restauré de 1974 à 1976. Il comporte une cinquantaine d'habitations en pierres plates.
A cet endroit se pratiquait le cérémoniel de désignation du Tangata Manu (Homme-oiseau). Le culte de l'Homme-oiseau, devenu la religion prépondérante après le renversement des moai, a été inspiré par les chefs guerriers (matato'a).
Une fois par an, les clans se réunissaient dans l'enceinte sacrée du village d'Orongo en haut des falaises du Rano Kau. Les prétendants au titre de Tangata Manu désignaient parmi leurs serviteurs celui qui nagerait jusqu'au Motu Nui, au large d'Orongo, pour ramener le premier oeuf pondu par le manutara (sterne migratrice qui revient une fois par an, au printemps autral). L'oeuf trouvé, ce serviteur (hopu manu) devait le ramener à son maître qui devenait ainsi le chef spirituel et guerrier de la communauté pendant un an.
Il semblerait que ce rite était l'occasion de sévères réglements de compte entre clans ainsi que de pratiques cannibales.
Ce culte s'éteignit vers 1867, après l'arrivée du frère Eyraud.
Sur la photo ci-dessous, on voit au large le Motu Nui. Si on regarde attentivement les roches au premier plan, on peut voir des pétroglyphes représentant des hommes-oiseaux.
Ci-desous, le cratère du Rano Kau.
mardi 23 décembre
Ile de Pâques (2) : le complexe de Tahai
Le temps me manquant, je vous joins deux liens qui vous permettront d'avoir des informations sur l'histoire de l'île et ses habitants :
http://www.rapanui.dubuis.net/histoire.html
http://www.rongo-rongo.com/destin-rapa-nui.html
Ce complexe cérémoniel se trouve à proximité du cimetière d'Hanga Roa et du petit musée.Plusieurs ahu (plateformes) y sont restaurés et il reste des traces d'habitation (cases bateaux dans lesquels vivaient les familles des notables).
Ce site a été restauré entre 1968 et 1970.
Il comprend l'ahu Vai Uri et ses cinq statues, l'ahu Tahai proprement dit avec une seule statue et l'ahu Ko Te Riku comprenant la seule statue redressée ayant en permanence son pukao (on ne sait pas si c'est un chapeau ou un chignon... pour la petite anecdote, ce n'est pas le pukao d'origine puisque celui-ci a été transformé en croix et se trouve dans le cimetière d'à côté, la copie a été installé à la demande d'un photographe de magazine) et ses yeux (pas très réussis, installés en 1990).
Chaque moai était différent et symbolisait un ancêtre. Il avait un nom propre et était parfois peint. Les statues les plus anciennes ressemblent à des tiki marquisiens et sont plus petites que les statues plus récentes.
Les yeux n'étaient taillés qu'après que la statue ait été érigée (c'est ce qui permet de différencier les statues qui n'ont pas été restaurées et qui se trouvent au sol).
L'immense majorité des moai tournent le dos à la mer afin de protéger le clan de leur mana ("pouvoir").
samedi 06 décembre
Ile de Pâques (1)
En octobre, nous avons passé 4 jours à l'Île de Pâques, un rêve de gosse qui se réalise. L'accés au départ de Tahiti est très facile (2vols par semaine d'une durée de 6H00 avec un décalage de + 5 heures).
Les nombreux mystères qui planent encore sur cette île et sa population ne laissent personne indifférent.
C'est le point du globe le plus isolé du monde situé à 2000 km de l'île de Pitcairn, à 3700 km des côtes sud-américaines et à 4050 km de Tahiti. Elle mesure 166 km² et culmine à 511 m (Maunga Terevaka).
De forme triangulaire, elle est constituée de 3 volcans principaux : le Poike à l'est (370 m), le Maunga Terevaka au nord (511 m) et le Rano Kau à l'ouest (324 m). L'essentiel de la population actuelle se trouve à Hanga Roa.
La visite du petit musée situé à Hanga Roa permet d'apprendre beaucoup de choses sur la culture traditionnelle pascuanne, les tribus, les statues même s'il reste encore des zones obscures.
Le livre de Daniel Pardon ,"Île de Pâques", permet également d'avoir une bonne approche.
Nous avons logé chez Jérôme, un Français marié avec une Rapa Nui, qui habite depuis de nombreuses années sur cette île et qui propose un hébergement confortable, une demie-pension délicieuse (même pour moi qui suis végétarienne) et des excursions très intéressantes.























