dimanche 20 juillet
Aranui (8) : Fatu Iva (2)
La randonnée part de Omoa pour rejoindre Hanavave (baie des Vierges). Elle est très agréable à faire. La montée se fait de façon progressive jusqu'au col qui sépare les 2 vallées. La descente finale sur Hanavave est assez abrupte.
Ceux qui ne font pas la randonnée reprennent la bateau jusqu'à la baie des Vierges.
Bernard se cache tout simplement dans les herbes.
Au sommet, on attend l'arrivée de la voiture balai qui nous apporte les repas.
Les paysages de l'autre côté du col sont complétement différents. Le temps était très bleu d'un côté et très nuageux de l'autre.
L'aranui est accosté dans la baie. On approche du village.
On arrive à temps pour voir les enfants du village danser.
Petit complément culturel concernant le nom de cette baie. La petite histoire raconte que les marins l'avaient surnommé la baie des Verges mais que les missionnaires, outrés, l'ont rebaptisée la baie des Vierges. Si on regarde attentivement, on peut constater que le côté droit représente deux visages (le plus grand la Vierge et le plus petit l'enfant Jésus) et le côté gauche a tout de même des allures phalliques.
Et pour finir cette journée à Fatu Iva, les jolis couleurs du soleil se couchant.

jeudi 17 juillet
Aranui (7) : Fatu Iva (1)
Le vendredi, on débarque à Fatu Iva (ou Fatu Hiva) dans la baie de Omoa.
Cette île nous a beaucoup plu. C'est l'île la plus au sud, la plus luxuriante et aussi la plus arrosée. Nous avons eu un temps splendide et avons pu faire la randonnée entre Omoa et Hanavave soit 14 km.
L'île se compose de 2 cratères emboités qui forment des arcs de cercle ouverts sur l'ouest. Entre les flancs de ces cratères se logent 2 vallées où se nichent les deux seuls villages de l'île : Hanavave au nord et Omoa au sud distantes de 5 km à vol d'oiseau.
Il n'y a pas de piste d'atterrissage et dépend donc entièrement du frêt qu'apportent les bateaux dont l'aranui.
A Omoa, on visite le village, le centre d'artisanat, l'église et le petit musée.
La visite du musée Grelet est très intéressante et permet de découvrir des objets marquisiens anciens mais aussi d'autres objets surprenants.
La spécialité de Fatu Iva est la fabrication du tapa. Une mama fait la démonstration de cette technique ancestrale qui servait autrefois à fabriquer des étoffes non tissées à partir d'écorce d'arbre (arbre à pain (blanc), mûrier (brun) ou banian (brun plus foncé).
Les écorces de jeunes troncs ou de branches sont fendues et décollées du bois avec une baguette pointue. On décolle la partie attachée à l'intérieur de l'écorce. Cette lamelle est ensuite étalée sur une enclume de pierre placée face à la mama. Avec un battoir, elle martèle à coups répétés cette écorce qui s'amincit et s'élargit progressivement. La pièce est ensuite mise à sècher puis teinte ou ornée de motifs traditionnels.
Les mama fabriquent aussi des petits bouquets fleuris très odorants (umu hei) réputés pour leurs vertues aphrodisiaques : mélange de vétiver, fleurs, ananas, poudre de bois de santal...
J'en ai acheté un fixé sur une couronne en tapa (la couleur jaune provient d'une coloration par le gingembre).
Au prochain épisode, les photos de la randonnée.
lundi 14 juillet
Aranui (6) : Hiva Oa - Atuona
Le jeudi, l'aranui s'arrête à Tahuata uniquement pour décharger le frêt. Notre escale y est prévue quelques jours plus tard.
On reprend la mer en direction de Hiva Oa. Plusieurs escales y sont prévues. Malheureusement, le temps est menaçant et c'est à Atuona (notre 1er arrêt) qu'on aura notre seule journée de pluie.
Hiva Oa était, autrefois, le chef-lieu administratif des Marquises. Elle reste toutefois l'île la "plus importante" du groupe sud. Elle compte un peu plus de 1800 habitants.
Elle est certainement l'île des Marquises la plus connue en raison de 2 habitants peu communs qui ont fait sa renommée à savoir Paul Gauguin et Jacques Brel qui y ont passé les dernières années de leur vie.
Elle sétale d'ouest en est sur 40 km et du nord au sud sur environ 10 km. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessus, elle a une forme d'hippocampe. Atuona rassemble la majorité de la population (environ 1300 habitants).
Je ne sais pas si c'est le temps ou si c'est habituelle mais l'ambiance y est vraiment "morte".
La pause déjeuner se fait au restaurant Hoa Nui. Je remercie Jean-Jacques pour la photo ci-dessous (qui rassemble une partie des personnes que nous avons eu la joie de cotoyer durant notre séjour).
Mauvais temps oblige, notre découverte de cette ville se limitera au musée sur Jacques Brel et pélérinage incontournable sur les tombes de Gauguin et Brel.
samedi 05 juillet
Aranui (5) : Nuku Hiva
Cette île n'était pas une découverte pour nous puisque nous y sommes allés en octobre 2007.
Pour ne pas être redondants, nous nous limiterons aux nouveautés.
Mercredi matin, l'aranui accoste au port de Taiohae. On a le temps de visiter la ville avant d'aller à la cathédrale Notre-Dame-des-Iles-Marquises.
La visite de la cathédrale avec les explications d'un guide nous a permis de comprendre pourquoi la religion catholique avait réussi a s'imposer contrairement à la mission protestante.
En effet, les missionnaires ont essayé de trouver des parallèles entre la croyance traditionnelle et le christianisme. La non utilité des sacrifices humains a pu être défendue par le sacrifice du Christ qui ne nécessitait donc plus que d'autres humains meurent pour satisfaire les Dieux (sur la croix de la cathédrale de Nuku Hiva, les pieds du Christ repose sur des crochets qui représentent ceux qui étaient utilisés pour suspendre les dépouilles humaines).
De la même façon, le chemin de croix a été remanié et le fruit de l'arbre à pain (qui était un des aliments de base à l'époque) a été introduit dans les représentations. Ce ne sont plus des oliviers mais des arbres à pain qui sont représentés et l'enfant Jésus tient dans une de ses mains un fruit de cet arbre.
Après la visite de Taiohae et cet apparté culturel, on monte dans les 4x4 pour faire la traversée de l'île. C'est clair que pour l'intimité et la discrétion, il vaut mieux ne pas venir avec l'aranui.
Sur le site archéologique de Kamuihei, un groupe interprétera des chants et danses traditionnelles. Je n'ai pas le courage de vous mettre les petits films que j'ai faits (la fiu attitude me gagne...en réalité, c'est galère de télécharger des vidéos avec une connexion internet peu performante).
Vue sur Hatiheu et ses pics :
Sa plage (et encore ses pics) :
Et enfin, une petite marche au col Teavaimaoaoa d'où l'on a une superbe vue sur la baie d'Anaho.
Le retour sur la bateau se fera de Taipivai.









































